Vidéo 360° : Sainte Suzanne

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Date Octobre à décembre 2025
Type de projet Universitaire
Mon rôle Co-scénariste, acteur et monteur vidéo

Au-delà du cadre : Expérience immersive

Contexte et enjeu

Le point de départ de ce projet était une contrainte académique stricte : réaliser une vidéo 360° contemplative, constituée uniquement de deux plans reliés par un raccord de transition intelligemment pensé.

Plutôt que de nous limiter à cet exercice technique, notre équipe a pris le parti d’aller plus loin. Notre véritable ambition a été de pousser le curseur de l’immersion à son maximum, en créant une véritable expérience sensorielle où le spectateur est totalement maître de son regard.

Notre Approche : Plonger le spectateur au cœur de l’image

Pour transformer une simple captation en une œuvre immersive, nous avons dû repenser nos méthodes de travail habituelles, de l’écriture jusqu’au montage.

1. Scénarisation et repérages

Contrairement à une vidéo classique où l’on cadre l’action, la 360° exige que l’environnement entier soit intéressant. Nous avons donc minutieusement écrit notre scénario en fonction des lieux de tournage. L’objectif était de choisir des décors capables d’envelopper le spectateur et de justifier le fait qu’il tourne la tête pour explorer la scène.

2. Le Tournage

Nous avons donc choisi de filmer le premier plan la colline du Tertre Ganne, situé juste en face de Sainte-Suzanne, une belle petite cité médiévale dans l’est de la Mayenne. Le second plan, bien plus sombre et glauque, a été enregistré dans une cave, en soirée.

Sur le terrain, la captation 360° a imposé une rigueur absolue. Avec ce format, le concept même de « derrière la caméra » n’existe plus. Il a fallu chorégraphier nos mouvements, trouver des astuces pour dissimuler l’équipe technique, et s’assurer que l’éclairage et les éléments de décor soient parfaitement justifiés sous tous les angles.

3. Post-production et sound design

Pour l’étape décisive du montage, notre équipe s’est scindée en deux pour explorer différentes sensibilités narratives. Avec mon camarade, nous nous sommes concentrés sur la qualité de l’immersion, notamment via la fluidité du raccord entre les deux plans, ainsi que sur le sound design.

Bilan et apprentissages

L’exigence de la préparation et du décor

Ce projet a été une véritable leçon d’anticipation. En 360°, l’absence de hors-champ ne pardonne aucune erreur : tout ce qui est présent sur le plateau sera à l’écran. J’ai appris l’importance capitale de la préparation du décor, car chaque élément indésirable doit être anticipé, caché ou parfaitement intégré à la scène avant même d’appuyer sur le bouton d’enregistrement.

Le pouvoir de l’immersion sonore

Surtout, cette réalisation m’a prouvé que l’image ne fait pas tout. Dans un environnement où l’on ne peut pas forcer le regard du spectateur avec un cadre, c’est le son qui le guide. J’ai pu expérimenter à quel point un mixage audio pointu et immersif est absolument essentiel pour sublimer la réalisation et donner toute sa profondeur à la vidéo (merci Romain pour ce mixage audio aux petits oignons 😉).